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Tag - école

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vendredi, février 10 2012

[Conf - Sociologie] Christine Delphy, sur la laïcité en France

CD.jpgUne conférence de la sociologue Christine Delphy filmée à Bruxelles à l'Université des femmes, autour de la "loi sur le foulard" votée en France en 2004 (officiellement intitulée Loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics).

L’une des principales intellectuelles féministes françaises nous met en évidence, avec humour, l'absurdité de cette loi en regard du principe de laïcité, principe paradoxalement mis en avant pour justifier la loi.
Réflexion sur les raisons de cette loi, et sur ce qu'elle implique et révèle de l'état de la laïcité en France.

Christine Delphy (née en 1941) est auteure et chercheuse au CNRS depuis 1966, principalement dans le domaine du féminisme matérialiste et des questions de genre. Elle est fondatrice et directrice de la revue Nouvelles Questions Féministes (NQF).

Conférence en 3 parties:

1/3 : http://vimeo.com/7080377

2/3 : http://vimeo.com/7066806

3/3 : http://vimeo.com/7082539

Ou visionnable en ligne ici : http://www.ladominationmasculine.net/videos/115-christine-delphy.html

Lire le texte de loi

Le blog de Christine Delphy : http://delphysyllepse.wordpress.com/

mercredi, juillet 6 2011

Conférences gesticulées de Franck Lepage : Inculture(s) 2

L'école
inculture.png ou comment j’ai raté mon ascension sociale. Une autre histoire de l’éducation.

"En 1792, la Convention auditionne le rapport du marquis de Condorcet sur l’instruction publique. Qui se souvient des autres projets d’éducation, dont celui de Mirabeau, de Talleyrand, et celui de Lepeletier de St Fargeau.

A la différence de ce dernier qui organisait vraiment les conditions d’une égalité des apprentissages et des savoirs, le plan de Condorcet comporte un fort risque d’élitisme et une différenciation des citoyens par le savoir, difficulté habilement contournée par le recours ambigu au concept de “méritocratie”.

Deux siècles et 182 ministres plus tard, on pose toujours la question : “Comment concilier égalité des savoirs et méritocratie ?” On ne le peut pas ! La méritocratie et l’égalité sont inconciliables ! Ce sont deux principes opposés et il faut nécessairement choisir, le comble de la perversité étant de choisir la méritocratie en faisant semblant de désirer l’égalité."

Durée du spectacle : 3h30

Torrent : inculture II l'école , 696,4 Mo

Torrent : inculture II l'école, (meilleure captation) , 687,4 Mo

Vidéos du spectacle visionnables en ligne en plusieurs parties sur le site de Scop Le Pavé : http://www.scoplepave.org/l-ecole


"Le spectacle utilise l’image du parapente (l’ascension aérologique) comme métaphore de l’ascension sociale. C’est donc tout autant une leçon de parapente.

L’école reproduit les hiérarchies sociales, les confirme, les légitime. Ce n’est pas une école de l’égalité mais de l’inégalité, rebaptisée « égalité des chances ». Pourtant, il s’en est fallu de peu que l’on adopte le plan d’éducation de Lepelletier de Saint Fergeau et non celui de condorcet.

Pourtant, savoir cela, (et l’avoir vérifié personnellement) ne nous avance guère pour agir.
La conférence emprunte à différents auteurs (François Dubet, Bernard Defrance, jean Louis Derouet, Nico Hirt, Bernard Charlot, etc. ) et articule différents enjeux d’aujourd’hui :

  • Les pédagogies reproductrices d’inégalité : la notation individuelle, la « constante macabre »…
  • La réussite scolaire et le rapport au savoir
  • La confusion entre démocratisation et massification
  • Le décrochage radical entre école et emploi, l’ineptie d’une école adaptée au « marché du travail ».
  • La fin programmée des systèmes nationaux d‘éducation et la mise en place d’un « marché éducatif
  • La coexistence impossible des trois missions (éduquer, instruire, former) dans une société de chômage de masse.
  • Etc.

Quelques documents pour continuer :

( y en a tellement !)

et tant d’autres.... il y en a trop !

Source : http://www.scoplepave.org/l-ecole
www.les-renseignements-genereux.org/

Voir aussi le billet sur Inculture(s) 1

Pour soutenir cette initiative, obtenir la version du spectacle en DVD ou organiser une représentation, contacter : Société Coopérative d’éducation populaire, «Le Pavé», lepave@no-log.org, Tél : 02 99 45 73 48.

lundi, juin 6 2011

[Actu] La liberté d'instruction menacée?

Source : LED'A

Un groupe de députés socialistes a déposé le 9 mars 2011 à l'Assemblée nationale une proposition de loi (N° 3218) visant à lutter contre le décrochage scolaire.

Cette proposition de loi suggère entre autres de modifier ainsi le premier alinéa de l’article L. 131-1 du Code de l'éducation : « La scolarité est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, entre trois et seize ans. ».

A l'heure actuelle, le premier alinéa de l’article L. 131-1 est rédigé en ces termes : « L'instruction est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, entre six ans et seize ans. ».

Les associations Les Enfants D'Abord (LED'A), Choisir d'Instruire Son enfant (CISE) et Libres d'Apprendre et d'Instruire Autrement (LAIA) ont envoyé alors un courrier pour exprimer leur inquiétude à Madame Tabarot, présidente de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation à l'Assemblée nationale.

Parallèlement, un groupe de sénateurs communistes a déposé le 31 mars 2011 une proposition de loi (N° 398) visant à garantir un droit à la scolarisation des enfants dans les écoles maternelles dès l'âge de deux ans, et étendant l'âge de l'instruction obligatoire de 3 à 16 ans.
Un rapporteur a été nommé le mercredi 13 avril : "En France, le rapporteur oriente et éclaire les décisions de sa commission qui, dans la plupart des cas, s’en remet à ses avis et approuve ses propositions d’amendement. Pour préparer son travail, le rapporteur procède, seul ou en commission, à toutes les auditions nécessaires et, à la suite de ce travail, élabore un projet de rapport et, s'il y a lieu, des propositions d'amendements. Il est assisté, pour ce travail, par les fonctionnaires affectés au secrétariat de la commission à laquelle il appartient."

Et plus récemment, un groupe de sénateurs socialistes a déposé la proposition de loi n° 447, visant à instaurer la scolarité obligatoire à trois ans, enregistré à la Présidence du Sénat le 15 avril 2011. Cette proposition veut remplacer dans le premier alinéa de l'article L. 131-1 du code de l'éducation le mot : « six » par le mot : « trois »

Ces actions reflètent la position du Parti Socialiste. Celui-ci a rédigé 30 propositions en vue des élections présidentielles de 2012. La résolution 21 a pour thème : "Pour l’épanouissement des tout petits, l’accueil en crèche et la scolarisation à deux ans sera développé."

De plus, la Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale saisie au fond a nommé M. Yves Durand rapporteur le 11 mai 2011, et la proposition de loi des députés socialistes va être discutée en séance publique le 9 juin à l'Assemblée Nationale.

Les familles qui le désirent peuvent écrire à leur député et/ou à leur sénateur qu'ils soient ou non signataires de ces propositions pour les sensibiliser (une fois de plus) au mode d'instruction qu'est l'instruction en famille.

La proposition de loi n°3218 veut rendre la scolarité obligatoire alors qu'en France c'est l'instruction qui est obligatoire. Il est très important de faire la distinction et de la revendiquer auprès des parlementaires en réaffirmant ce droit constitutionnel.

Extrait de la lettre envoyée à Madame Tabarot :

«En 1998 lors des discussions à l'Assemblée nationale dans le cadre de l'adoption de la loi tendant à renforcer le contrôle de l'obligation scolaire, il a bien été précisé que s'il fallait

"préserver les enfants des excès des adultes, néanmoins les contrôles ne doivent pas se faire au mépris des exigences constitutionnelles de liberté d'enseignement et de liberté de conscience. La liberté des choix doit être respectée et la possibilité d'instruire l'enfant dans la famille reste ouverte. L'éducation des enfants a toujours été une responsabilité partagée entre l'Etat et les familles. La liberté de conscience implique la liberté d'instruction. Il ne s'agit pas non plus de sanctionner les quelques centaines de parents qui font le choix d'éduquer eux-mêmes leurs enfants, dès lors qu'ils le font dans l'intérêt réel de ceux-ci ...'' ».

Dans le cadre de ces trois propositions, nous pouvons nous demander comment sera effectué le contrôle pédagogique auprès de si jeunes enfants alors que beaucoup de familles "subissent" les contrôles et ne se sentent pas respectées dans leurs choix éducatifs, celles notamment qui privilégient les apprentissages informels.

Service politique de LED'A.




Si vous désirez exprimer à votre député votre opinion sur ces questions, la liste est ici.

Cette proposition de loi se trouve sur le site de l’Assemblée Nationale à cette adresse.

La réunion a été filmée et enregistrée. Elle est visible à l’adresse suivante :

http://www.assemblee-nationale.tv/chaines.html?dossier=Commissions, choisir la vidéo du 25 mai 2011 : Commission des affaires culturelles.




Associations pour la liberté d'instruire en famille :

Les Enfants D'Abord (LED'A)

Libres d'Apprendre et d'Instruire Autrement (LAIA)

Choisir d'Instruire Son Enfant (CISE)



Websérie la Déséducation et la Rééducation


C'est un miracle que la curiosité survive à l'enseignement académique.

Albert Einstein

La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l'oppression de ceux qui gouvernent.

Constitution du 24 juin 1793, article 9.

Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, 1948, article 26-3.

L'école transforme ceux qui héritent en ceux qui méritent.

Pierre Bourdieu.

mercredi, mars 30 2011

[Docu] La Déséducation, la Rééducation

Projet documentaire canadien sur le système d'éducation au Québec sous forme d'épisodes visionnables librement en ligne :

Première partie : La Déséducation

Deuxième partie : La Rééducation