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Tag - médias

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jeudi, avril 19 2012

[Docu] Le dernier documentaire de Pierre Carles : DSK, Hollande, etc.

Visionnable librement sur son site dès aujourd'hui: http://www.pierrecarles.org/

Le film traite des grands médias et de leur manière d'influencer la campagne présidentielle.

"Une première version de « DSK, Hollande, etc. » a réussi à voir le jour avant le 1er tour des élections présidentielles. Une deuxième version sera mise en ligne entre les deux tours. Notre objectif : sortir une version intégrale du film à l’automne 2012 et de réussir à le faire circuler en salles d’ici la fin de l’année. Il nous faut, pour cela, continuer de réunir des fonds. Nous comptons sur vous !

L’équipe de « DSK, Hollande, etc. » "

lundi, janvier 23 2012

[Docu] L'encerclement - La démocratie dans les rets du néolibéralisme

encerclement.gif

L'Encerclement - La démocratie dans les rets du néolibéralisme est un excellent film documentaire québécois réalisé par Richard Brouillette, sorti en 2008 aux 11e Rencontres internationales du documentaire de Montréal.

Durée : 160 minutes - sorti le 31 mars 2010 en France.

Attention, je vous préviens, il fait froid dans le dos!

A travers les réflexions et les analyses de plusieurs intellectuels de renom (la liste des intervenants ici), ce documentaire trace un portrait de l'idéologie néolibérale et examine les différents mécanismes mis à l'œuvre pour en imposer mondialement les diktats...

Structure du film :

L'encerclement est constitué de dix chapitres et se divise en deux grandes parties.

Première partie : portrait général de l'idéologie néolibérale

Chapitre 1 : Introduction
Chapitre 2 : Origines
Chapitre 3 : Au coeur du réseau néolibéral, les think-tanks
Chapitre 4 : Petit florilège libéral -- Libertarianisme et théorie des choix publics
Chapitre 5 : Critiques

Seconde partie : l'encerclement de la pensée et de la démocratie par le néolibéralisme

Chapitre 6 : Propagande et endoctrinement -- l'éducation
Chapitre 7 : Propagande et endoctrinement -- les médias
Chapitre 8 : Néolibéralisme ou néocolonialisme -- la force d'imposition des marchés financiers
Chapitre 9 : Néolibéralisme ou néocolonialisme -- la force d'imposition des institutions de Bretton Woods ou le consensus de Washington
Chapitre 10 : Néolibéralisme ou néocolonialisme -- la force d'imposition de l'humanisme militaire ou « la guerre c'est la paix »

Site officiel du film : http://encerclement.info/

Plus de détails sur la page Wikipedia consacrée au film.

lundi, juin 27 2011

[Docu] Filmographie de Pierre Carles

Sur les médias:

pas_vu_pas_pris.jpgPas vu Pas pris
(1998)

http://video.google.com/videoplay?docid=-1235218397233431416#

Raconte l'histoire de "pas vu à la télé" un reportage commandé par canal+ puis censuré par Alain De Greef. Le principe du reportage est de capturer les réactions de personnalité des médias face à la fameuse séquence montrant le ministre de la défense François Léotard et le patron de TF1 Etienne Mougeotte discutant devant les caméras d'une manière qui laisse transparaître une certaine connivence.


sociologie.gifLa sociologie est un sport de combat
(2001)

http://video.google.fr/videoplay?docid=-9084835922398472214#

Est le second film de la quadrilogie traitant des médias et qui présente la sociologie et les travaux de Pierre Bourdieu.








enfin_pris.jpgEnfin pris?
(2001)

http://video.google.com/videoplay?docid=6416231002784308618#

Est le troisième de cette quadrilogie et se penche cette fois sur la mise en évidence de ce que Bourdieu expose dans "sur la télévision" au travers de la manière dont Daniel Schneidermann a traité la venue de Bourdieu dans son émissions "Arrêts sur Images".




Affiche.inddFin de concession
(2010)

Voir le billet consacré.



Sur la mise en question du travail salarié :

rienfoutre.org :
Les pages Rien Foutre documentent l'évolution des travaux de CP-Productions qui mettent en question le travail salarié.
Centralité du travail, asservissement dans le travail, refus du travail, images et paroles de travailleurs et non-travailleurs sont au cœur des films Attention Danger Travail, Volem Rien Foutre Al Païs et maintenant Qui Dit Mieux?

danger_travail.jpgDanger Travail
(2002)

http://video.google.com/videoplay?docid=3459918714670948456#








volem_rien_foutre.gifVolem Rien Foutre Al Païs
(2007)

http://video.google.com/videoplay?docid=-4155421612152274150#

Est la suite de la série sur l'anti-travail qui se penche cette fois sur les alternatives au travail.








Sur l'action directe :

ni_vieux_ni_traitres.jpgNi vieux ni traîtres
(2006)

Un article consacré ici

http://video.google.com/videoplay?docid=-7672369501188610080#

Revient sur les actions des groupes armés anti-franquistes des années 70 (GARI) et sur Action Directe, on y trouve notamment des conférences et des entretiens où les acteurs de l'époque s'interrogent sur la légitimité de leurs actes.


Le désarroi esthétique (Strip-Tease)
(1996)

14 mn, France, 1996
Réalisation : Pierre Carles
Image : Igor Ochronowicz, Jean-Michel Vennemani
Son : François de Morant, Joël Flescher
Montage : Françoise Lannoy
Je reviens toujours à « Que faire de cette liberté ? » C’est à la fois un bonheur, un désarroi, une sorte de désarroi esthétique.

A fait partie des Trois Petits Films Contre le Grand Capital.



Pour une meilleure qualité de l'image, retrouvez une partie des films de Pierre Carles ici :
1995 - Juppé, Forcément
traite du rôle qu'ont joué les médias pour favoriser l'élection d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux.
1998 - Pas Vu Pas Pris (VHS)
2001 - La Sociologie Est Un Sport De Combat
2002 - Danger Travail (VHS)
est la première version sortie en vhs du premier film de la série sur l'anti-travail et sur les gens qui refusent d'aller travailler.
2003 - Enfin Pris (VHS)
2004 - Attention Danger Travail (DVD)
est la version étendue sortie en dvd du même film sur les déserteurs du marché du travail qui refuse d'aller faire un boulot de merde pour des clopinettes.
2006 - Ni Vieux Ni Traitres
2007 - Bages-sigean A La Voile (TV)
2007 - Volem Rien Foutre Al Pais (DVD)
2008 - Charlie Hebdo Se Fait Hara Kiri (web)


Un entretien avec Pierre Carles ici.

Une page non officielle consacrée à Pierre Carles.

dimanche, juin 26 2011

[Docu] Fin de Concession, de Pierre Carles

Site officiel du film : http://www.findeconcession-lefilm.com/

Affiche.inddOrigine du media : France

Réalisateur : Pierre Carles,

Producteur : Elisabeth Beldame, Annie Madeleine Gonzalez,

Durée : 131 minutes

Année de production : 2010

Titre Original : Fin de concession












Pierre Carles s’interroge sur la privatisation de la première chaîne de télévision française : n’est-il pas scandaleux que TF1-Bouygues ait vu sa concession renouvelée automatiquement depuis 1987 ?
Reprenant son combat anti-télé inauguré avec Pas vu Pas pris, son premier film, il se confronte aux responsables de l’information qui ont toujours évité d’aborder ce sujet tabou. Mais l’enquête ne se déroule pas comme prévu : les vieux dinosaures et les jeunes gardiens du PAF savent désormais comment s’y prendre avec le critique des médias. Pour retrouver son « fighting spirit », Carles bat le rappel de ses amis et change de méthode… Dorénavant, finies les concessions !

Téléchargement direct du film ici ou ,
ou en torrent ici,
ou en streaming là.

A voir aussi un débat ici qui a suivi la projection du film Fin de Concession le mardi 7 décembre 2010 au cinéma SPOUTNIK à Genève, en présence du réalisateur Pierre Carles, auteur de PAS VU, PAS PRIS et VOLEM RIEN FOUTRE AL PAÏS.

A suivre un billet sur la filmographie de Pierre Carles.

mercredi, juin 8 2011

[Article] Marinaleda : un modèle d’auto-gestion unique en Europe

Article datant d'avril 2010 par Andrea Duffour trouvé ici.

" marinaleda.jpgDepuis l’alerte google Alternatives au capitalisme j’ai récemment découvert l’existence de MARINALEDA, une commune de 2645 habitants en Andalousie « où Marx vivrait s’il était encore en vie, avec zéro chômage, zéro policier et des habitations à 15 euros par mois » (1). Une alternative au capitalisme réalisée à moins de 2000 km de chez nous et qui fonctionne depuis plus de 30 ans sans que je n’en aie jamais entendu parler ? A la première occasion, c’est donc sac à dos, train, bus et autostop que j’irai pour vérifier si cette belle utopie existe vraiment…

Comme c’est Pâques, je tombe en pleine Semana Santa. Au village voisin on m’avertit : « Leur maire est un fou, quand nous autres, Espagnols, faisons des processions religieuses, eux ils font la fête pendant 5 jours »

J’apprends que la fête de la paix qui tombe durant la Semaine Sainte y est effectivement une tradition depuis plusieurs années et beaucoup de jeunes de Sevilla, Granada ou Madrid ont rejoint les villageois. Des lectures, des films ou une conférence, en solidarité avec la Palestine, ainsi qu un appel au boycott des produits israéliens ouvrent les soirées de concerts et de fête. Pour les nuits, l’immense complexe poly-sportif reste ouvert pour loger les visiteurs de l’extérieur. Une première auberge est en construction.

En tant que membre de l’association de solidarité Suisse-Cuba, je m’étais déplacée pour voir s’il existait effectivement une expérience socialiste un peu similaire à la révolution cubaine ici en Europe et j’en ai eu pour mon compte.

Le droit à la terre et au travail

A Marinaleda aussi, il a fallu d’abord passer par une réforme agraire. « La lutte révolutionnaire du peuple cubain a été une lumière pour tous les peuples du monde et nous avons une grande admiration pour ses acquis », m’explique Juan Manuel Sanchez Gordillo, maire communiste, réélu depuis 31 ans. Il était le plus jeune édile d’Espagne en 1979. En 1986, après 12 ans de luttes et d’occupations où les femmes ont joué le rôle principal, ce village a réussi à obtenir 1200 ha de terre d’un grand latifundiaire, terre qui a aussitôt été redistribuée et transformée en coopérative agricole de laquelle vit aujourd’hui presque tout le village. « La terre n’appartient à personne, la terre ne s’achète pas, la terre appartient à tous ! ».

A la ferme de la coopérative, EL HUMOSO, les associés travaillent 6.5h par jour, du lundi au samedi, ce qui donne des semaines de 39 h. Tout le monde a le même salaire, indépendant de la fonction. 400 personnes du village les rejoignent pendant les mois de novembre à janvier (olives), et 500 en avril (habas, haricots de Lima).

La récolte (huile d’olive extra vierge, artichauts, poivrons, etc.,) est mise artisanalement en boite ou en bocal dans la petite fabrique HUMAR MARINALEDA au milieu du village où travaillent env. 60 femmes et 4-5 hommes en bavardant dans une ambiance décontractée. Le tout est vendu principalement en Espagne. Une partie de l’huile d’olive part pour l’Italie qui change l’étiquette et la revend sous un autre nom. « Nous avons la meilleure qualité, mais malheureusement, c’est eux qui ont les canaux pour la commercialisation » m’explique un travailleur de la ferme. Avis donc aux magasins alternatifs de chez nous pour leur proposer un marché direct…

Les bénéfices de la coopérative ne sont pas distribués, mais réinvestis pour créer du travail. Ça a l’air si simple, mais c’est pour cela que le village est connu pour ne pas souffrir du chômage. En discutant avec la population, j’ai pourtant appris qu’à certaines époques de l’année, il n’y a pas assez de travail dans l’agriculture pour tous, mais que les salaires sont tout de même versés. Comme à Cuba, l’habitation, le travail, la culture, l’éducation et la santé sont considérées comme un droit. Une place à la crèche avec tous les repas compris coûte 12 euros par mois. A nouveau, ça rappelle Cuba où l’éducation est gratuite, depuis la crèche jusqu’à l’université.

Les maisons auto-construites

Plus de 350 maisons ont déjà été construites par les habitants eux-mêmes. Il n’y a pas de discrimination et l’unique condition pour une attribution est de ne pas déjà disposer d’un logement. La municipalité met à disposition gratuitement la terre et les conseils d’un architecte, Sevilla fait un prêt des matériaux. Les maisons ont 90m2, deux salles d’eau et une cour individuelle de 100m2 où on peut planter ses légumes, faire ses barbecues, mettre son garage ou agrandir en cas de besoin. Comme dans certaines régions à Cuba, un groupe de futurs voisins construisent ensemble pendant une année une rangée de maisons mitoyennes sans savoir encore laquelle sera la leur. Une fois le logement attribué, les finitions, l’emplacement des portes, les ouvertures peuvent être individualisées par chaque famille. Le loyer se décide en réunion du collectif. Il a été arrêté fixé à moins de 16 euros par mois. Les constructeurs deviennent ainsi propriétaires de leur maison, mais elle ne pourra jamais être revendue. (En dehors de l’auto-construction, j’ai rencontré une famille qui loue à 24 euros par mois ainsi que la seule ouvrière de la fabrique Humar Marinaleda qui vient de l’extérieur et qui paye, elle, 300 euros pour son logement. Les personnes qui souhaitent vivre à Marinaleda doivent y passer deux ans d’accoutumance avant une décision définitive).

Le coiffeur, qui fait plutôt partie de la minorité de l’opposition, est propriétaire de sa maison et se plaint de devoir travailler quand même. A ma question, pourquoi il ne vend pas sa maison à une des nombreuses familles espagnoles qui aimeraient venir rejoindre ce village, il dit qu’il y a tout de même aussi des avantages de rester ici. (L’opposition serait financée par le PSOE, Partido socialisto obrero espagnol, selon certaines sources).

Ce samedi de Pâques, les intéressé-e-s sont invités à la mairie pour une petite conférence. Le maire nous explique son point de vue sur différents points avant de répondre à nos questions. En voici quelques extraits ou résumés :

S’organiser

« Il faut lutter unis. Au niveau international, nous sommes connectés avec Via campesina, puis nous nous sommes organisés syndicalement et politiquement », nous communique le maire. Esperanza, 30 ans, éducatrice de profession, conseillère sociale bénévole de la municipalité, m’avait déjà expliqué ceci la veille au « syndicat », bar et lieu de rencontres municipal : « Ici, nous avons fait les changements depuis le bas, avec le SAT, syndicat de travailleurs d’Andalousie, anciennement SOC, syndicat fondé en 76, juste après Franco, et avec la CUT, collectif unitaire de travailleurs, parti anticapitaliste ».

Pas de gendarme

« Nous n’avons pas de gendarmes ici - ça serait un gaspillage inutile » Les gens n’ont pas envie de vandaliser leur propre village. « Nous n’avons pas de curé non plus –gracias à Dios ! » plaisante le maire. La liberté de pratiquer sa religion est pourtant garantie et une petite procession religieuse timide défile discrètement, sans spectateurs, dans le village en évitant la place de fête.

Le capitalisme

« La crise ? Le système capitaliste a toujours été un échec, la crise ne date pas d’aujourd’hui. L’avantage de la crise : le mythe du marché est tombé (...) Les réalités sont toujours les mêmes : quelque 2% détiennent 50% de la terre (…). Ceux qui veulent réformer le capitalisme veulent tout changer pour que rien ne change ! Dans le capitalisme, on a des syndicats de régime et non pas des syndicats de classe, il y a beaucoup d’instruments d’aliénation, pas de liberté d’expression, seulement la liberté d’acquisition (...) A Marinaleda, nous serons les premiers quand il s’agit de lutter et les derniers à l’heure des bénéfices. »

Démocratie

« Nous pratiquons une démocratie participative, on décide de tout, des impôts aux dépenses publiques, dans des grandes assemblées. Beaucoup de têtes donnent beaucoup d’idées. Nos gens savent aussi qu’on peut travailler pour d’autres valeurs qu’uniquement pour de l’argent. Quand nous avons besoin ou envie, nous organisons un dimanche rouge : par exemple certainement dimanche après cette fête, il y aura assez de jeunes volontaires qui viendront nettoyer la place ou préparer un petit déjeuner pour les enfants et tout ceci pour le plaisir d’être ensemble et d’avoir un village propre (…). La démocratie doit être économique et sociale, pas seulement politique. Quant à la démocratie politique, la majorité 50%+1 ne sert à rien. Pour une vraie démocratie, il faut au moins 80-90% d’adhérents à une idée. D’ailleurs, toutes nos charges politiques sont tous sans rémunération ».

Luttes futures et amendes…

Le maire appelle à participer à la grève générale annoncée par le SA pour ce 14 avril, en solidarité avec les sans terres en Andalousie qui ne bénéficient pas encore de leur droit à la terre et aussi pour nos revendications à nous. Il préconise aussi la nécessité de nationaliser les banques, l’énergie, les transports, etc. Nous devons 20-30 millions de pesetas d’amendes pour nos luttes différentes…

La culture, les fêtes

« Nous faisons beaucoup de fêtes avec des repas communs gratuits, et il y a toujours assez de volontaires pour organiser tout cela. La joie et la fête doivent être un droit, gratuites et pour tous. Ce n’est pas la mayonnaise des médias qui vont nous dicter ce qui doit nous plaire, nous avons une culture à nous. »

Expérience sociale unique en Europe

Avec un sol qui n’est plus une marchandise, mais devenu un droit pour celui qui veut le cultiver ou l’habiter, une habitation pour 15 euros par mois, du sport ou la culture gratuits ou presque (piscine municipale 3 euros pour la saison), un sens communautaire de bien-être, je pense pouvoir dire que Marinaleda est une expérience unique en Europe.
Chaque samedi d’ailleurs, le maire répond également aux questions des villageois présent-e-s à la maison communale sur la chaîne de la TV locale. Cela nous rappelle l’émission « Alô présidente » de Hugo Chavez, un autre leader pour lequel Gordillo a exprimé son admiration.

La désinformation

Apaga la TV, enciende tu mente - Eteins la TV, allume ton cerveau, ce premier mural m’avait frappé, il se trouve jusqu’en face de la TV locale… A ma question en lien avec la désinformation, Juan Miguel Sanchez Gordillo me fait part de son plan d’écrire un livre sur « Los prensatenientes » – la demi-douzaine de transnationales qui possèdent les médias dans le monde. « Pendant que la gauche écrit des pamphlets que personne ne lit, la droite économique, la grande bourgeoisie, installe chez toi plein de canaux de télévision racontant tous les mêmes valeurs et propageant la même propagande mensongère. (…) Au niveau de l’information, l’éducation est très importante » et, en ce qui concerne le programme national de l’éducation, cela ne lui convient pas. Jean Manuel Sanchez Gordillo me confie donc qu’il compte venir bientôt en Suisse pour étudier notre système d’éducation qui est organisé au niveau cantonal... Probablement il pense que nous sommes une vraie démocratie avec des programmes scolaires indépendants du pouvoir…

Des expériences alternatives au capitalisme qui font peur

Par rapport aux médias, la question que je me pose à nouveau est la suivante : Pourquoi l’expérience de Marinaleda est si mal connue en Espagne ainsi qu’auprès de nos édiles ? Pourquoi Cuba, cas d’école au niveau mondial en ce qui concerne la désinformation, mérite un budget annuel de 83 millions de dollars de la part des Etats-Unis, consacrés uniquement au financement de la désinformation et des agressions contre ce petit pays ?

Y aurait-il des alternatives au capitalisme qui fonctionnent depuis longtemps et qui font si peur à certains ?

Andrea Duffour

Association Suisse-Cuba

http://www.cuba-si.ch

Pour plus d’information : http://www.marinaleda.com

(1) Nouveau Parti Anticapitaliste, http://www.npa2009.org, article du 10.1.2010 "

Le théâtre municipal de Marinaleda :

lundi, mai 30 2011

[Docu] La Mécanique Mélenchon

"L'émission "DOCS AD HOC" a suivi Jean-Luc Mélenchon pendant quelques semaines et Stéphane GROUSSARD a monté ce documentaire qui relate bien les idées et les volontés de Jean-Luc."

dimanche, mai 22 2011

[Point de vue] Manifeste ¡ Democracia real ya ! (Une vraie démocratie maintenant !)

Trouvé sur OWNI ici :

Voici une traduction en français, par le collectif lyonnais Rebellyon, du manifeste du mouvement ¡Democracia Real Ya! A l’initiative de plusieurs organisations sociales, d’associations citoyennes, des manifestations étaient organisées la journée 15 mai dernier sur les places des principales villes espagnoles pour protester contre les méthodes de gestion de la crise du gouvernement Zapatero.

MANIFESTE

“DEMOCRACIA REAL YA ! NO SOMOS MERCANCIA EN LAS MANOS DE LOS POLITICOS Y DE LOS BANQUEROS”
Une vraie démocratie maintenant ! Nous ne sommes pas une marchandise entre les mains des politiques et des banquiers

Nous sommes des per­son­nes ordi­nai­res. Nous sommes comme toi : des gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, pour tra­vailler ou pour cher­cher un boulot, des gens qui ont une famille et des amis. Des gens qui tra­vaillent dur tous les jours pour vivre et donner un futur meilleur à celles et ceux qui les entou­rent.

Parmi nous, cer­tain-e-s se consi­dè­rent plus pro­gres­sis­tes, d’autres plus conser­va­teurs. Quelques un-e-s croyants, d’autres pas du tout. Quelques un-e-s ont des idéo­lo­gies très défi­nies, d’autres se consi­dè­rent apo­li­ti­ques. Mais nous sommes tous très préoc­cupé-e-s et indi­gné-es par la situa­tion poli­ti­que, économique et sociale autour de nous. Par la cor­rup­tion des poli­ti­ciens, entre­pre­neurs, ban­quiers… Par le manque de défense des hommes et femmes de la rue.

Cette situa­tion nous fait du mal quo­ti­dien­ne­ment ; mais, tous ensem­ble, nous pou­vons la ren­ver­ser. Le moment est venu de nous mettre au tra­vail, le moment de bâtir entre nous tous une société meilleure.

Dans ce but, nous sou­te­nons fer­me­ment les affir­ma­tions sui­van­tes :

L’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, le bien-être et le bonheur des personnes doivent être les priorités de chaque société avancée.

Des droits basiques doivent être garantis au sein de ces sociétés : le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation, au libre développement personnel et le droit à la consommation des biens nécessaires pour une vie saine et heureuse.

Le fonctionnement actuel de notre système politique et gouvernemental ne répond pas à ces priorités et il devient un obstacle au progrès de l’humanité.

La démocratie part du peuple (demos = peuple et cracia = gouvernement), par conséquent le gouvernement doit être le peuple. Cependant, dans ce pays, la majorité de la classe politique ne nous écoute même pas. Ses fonctions devraient être de porter nos voix jusqu’aux institutions, en facilitant la participation politique des citoyens grâce à des voies de démocratie directe et aussi, de procurer le plus de bienfaits possibles à la majorité de la société. Et non pas, celles de s’enrichir et de prospérer à nos dépens, en suivant les ordres des pouvoirs économiques et en s’accrochant au pouvoir grâce à une dictature partitocratique menée par les sigles inamovibles du PPSOE (Contraction de PP et PSOE : le PP, Partido Popular est le principal parti de droite, le PSOE est le principal parti de gauche) .

La soif de pouvoir et son accumulation entre les mains de quelques-uns créent inégalités, crispations et injustices, ce qui mène à la violence, que nous refusons. Le modèle économique en vigueur, obsolète et antinaturel, coince le système social dans une spirale, qui se consomme par elle-même, enrichissant une minorité -le reste tombant dans la pauvreté. Jusqu’au malaise.

La volonté et le but du système sont l’accumulation d’argent, tout en la plaçant au-dessus de l’efficience et le bien-être de la société ; gaspillant nos ressources, détruisant la planète, générant du chômage et des consommateurs malheureux.

Nous, citoyens, faisons partie de l’engrenage d’une machine destinée à enrichir cette minorité qui ne connait même pas nos besoins. Nous sommes anonymes, mais, sans nous, rien de cela n’existerait, car nous faisons bouger le monde.

Si, en tant que société nous apprenons à ne pas confier notre avenir à une rentabilité économique abstraite qui ne tourne jamais à notre avantage, nous pourrons éliminer les abus et les carences que nous subissons tous.

Nous avons besoin d’une révolution éthique. On a placé l’argent au-dessus de l’Être Humain, alors qu’il faut le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, pas des produits du marché. Je ne suis pas que ce que j’achète, pourquoi je l’achète ou à qui je l’achète. A la vue de cela, je suis indi­gné/e.

Je crois que je peux chan­ger les choses.

Je crois que je peux aider.

Je sais que, tous ensem­ble, nous le pouvons.

Sors avec nous. C’est ton droit.


*******

Publié initialement sur le site de Democracia Real Ya

Traduit par le collectif Rebellyon.info

Traduction additionnelle : Ophelia Noor

samedi, mai 21 2011

[Point de vue] Eric Halphen : Pour une 6ème République

Pourquoi une rupture avec notre système institutionnel et le passage à une 6ème République sont-ils nécessaires ?
Quels doivent être les objectifs essentiels d'une nouvelle Constitution fondée sur les droits de la personne et le respect de la planète ?

Le deuxième Forum du Programme partagé du Front de Gauche qui s'est tenu, jeudi 9 décembre, à Nanterre, dans la salle d'une maison de quartier, a lancé le débat autour de ces questions, en présence de Jean-Luc Mélenchon (PG), Pierre Laurent (PCF) et Christian Picquet (GU). Plusieurs personnalités comme le président de la Ligue des droits de l'homme, Jean-Pierre Dubois, le journaliste Laurent Mauduit (Mediapart) ou le juge Eric Halphen ont bien voulu nous fait part de leurs réflexions et de leurs attentes.

Le juge Eric Halphen : Pour une 6ème République

mercredi, mai 18 2011

[Docu] Videocracy, Basta Apparire

videocracy.jpgVideocracy, titre original Basta Apparire, est un film documentaire réalisé par Erik Gandini, sorti en 2009 et qui est censuré par les télévisions italiennes. En effet, ce film documentaire d’Erik Gandini, metteur en scène suédois, élevé en Italie, dénonce l’empire médiatique de Silvio Berlusconi. De ce fait, ni les 3 chaînes nationales de la Rai, ni le groupe Mediaset (propriété de Berlusconi) n’ont accepté de diffuser la bande annonce à quelques jours de sa présentation au Festival de Venise, le targuant de message politique contre le gouvernement en place. En Italie, un seul et unique homme domine l’image depuis des décennies. En tant que magnat de la télévision, puis en tant que Président du Conseil, Silvio Berlusconi a su créer un parfait système de divertissement télévisuel et politique. Il a su influencer, comme personne d’autre auparavant, le contenu des publicités TV en Italie. Ses chaînes sont connues pour leur surexposition de femmes nues, elles sont vues par beaucoup comme le miroir de son propre goût et de sa personnalité.

Il manque la 2e partie que je ne trouve pas... En entier ici sinon.

mercredi, mai 4 2011

[Conf - Politique] Henri Maler : Des Médias et de quelques propositions sur le métier de journaliste...

Henri Maler, fondateur de Acrimed (Action-Critique-Médias) était invité aux Vendredis du PG le 12 novembre 2010. Favorable à un service ou plutôt un secteur public des médias, Maler nous donne des pistes de réflexion et d'actions pour opérer une véritable révolution citoyenne chez les journalistes et dans les médias.

http://www.lateledegauche.fr/index.php?pge=video&id_rubrique=15&id_departement=25&id_video=342&tag=Acrimed

dimanche, avril 24 2011

[Point de vue] LQR la propagande du quotidien

Entretien lors d'une émission "Là-bas si j'y suis" animée par Daniel Mermet, avec Eric Hazan, éditeur et écrivain, autour de son livre « LQR la propagande du quotidien » publié en 2006 aux éditions Raisons d’agir, .

Il s'agit de la « LQR » comme « Lingua Quintae Respublicae », cette langue qui chaque jour efface les résistances, les différences, les opinions et travaille à la domestication des esprits, à la fabrication du consentement.

Eric Hazan, qui dirige La Fabrique éditions, ouvre les entrailles de cette machine et nous aide à éveiller notre conscience pour "re faire mouvement", faire surgir du "dissensus".

http://www.dailymotion.com/video/xf3rs0_lqr-la-propagande-du-quotidien-1-su_news

http://www.dailymotion.com/video/xf3m7h_lqr-la-propagande-du-quotidien-2-su_news

http://www.dailymotion.com/video/xf3ltv_lqr-la-propagande-du-quotidien-3-su_news

http://www.dailymotion.com/video/xf3kwr_lqr-la-propagande-du-quotidien-4-su_news

lqr.jpgDe modernité à gouvernance en passant par transparence, réforme, crise, croissance ou diversité : la Lingua Quintae Respublicae travaille chaque jour dans les journaux, les supermarchés, les transports en commun, les « 20 heures » des grandes chaînes, à la domestication des esprits. Comme par imprégnation lente, la langue du néolibéralisme s’installe : plus elle est parlée, et plus ce qu’elle promeut se produit dans la réalité. Créée et diffusée par les publicitaires et les économistes, reprise par les politiciens, la LQR est devenue l’une des armes les plus efficaces du maintien de l’ordre.

Le livre d'Eric Hazan décode les tours et les détours de cette langue omniprésente, décrypte ses euphémismes, ses façons d’essorer les mots jusqu’à ce qu’ils en perdent leur sens, son exploitation des « valeurs universelles » et de la « lutte antiterroriste ».

Désormais, il n’y a plus de pauvres mais des gens de condition modeste, plus d’exploités mais des exclus, plus de classes mais des couches sociales. C’est ainsi que la LQR substitue aux mots de l’émancipation et de la subversion ceux de la conformité et de la soumission.

mercredi, avril 20 2011

[Média] L'Envolée, journal critique du système carcéral et judiciaire, et du monde qui le génère

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l__envolee.jpg"L’ Envolée est un journal critique du système carcéral et judiciaire, et du monde qui le génère. Ce n’est pas le premier, ni le seul ; il s’inscrit dans l’histoire de la critique sociale abordée sous l’angle du châtiment, de la discipline, de la prison.

Les textes publiés viennent à la fois de l’intérieur et de l’extérieur de la détention. S’attaquer à l’enfermement, c’est forcément s’en prendre aussi à tout ce qui fabrique, réforme, perfectionne le contrôle social hors des murs des prisons : le formatage des « citoyens » dès le plus jeune âge, le salariat précarisé ou à perpète, l’urbanisme qui flique les villes et quadrille les espaces sont bien le pendant de la construction des prisons. L’enfermement carcéral joue un rôle social de repoussoir ; il produit une peur nécessaire au maintien de cette société. En ce sens, c’est bien plus qu’une simple répression, qu’un moment de contrôle, de sanction des actes « délictueux » ; c’est un ciment nécessaire à l’État pour permettre au capitalisme de continuer à se développer dans ses nouvelles formes.

Ce journal participe d’une réflexion, d’une dynamique qui transforment les mots en luttes. Il est essentiel de publier des récits et des témoignages de l’intérieur, in extenso ou par extraits, pour mettre concrètement en relation les questions du sécuritaire, de l’enfermement, du droit, du système pénal avec les autres luttes sociales.

Un des problèmes actuels n’est pas tant l’absence de débat au sujet de l’« horreur carcérale » que les points de vue d’humanistes et de sociologues qui défendent l’idée d’un enfermement à visage humain. Nous ne sommes pas les porte-parole de ceux que la prison relègue au rang de muets sociaux : les prisonniers écrivent, réfléchissent, résistent... Nous ne voulons pas penser et nous battre à leur place mais avec eux. Nous ne sommes pas subventionnés et nous ne recevons d’argent d’aucune organisation pour garder notre autonomie. Nous fabriquons nous-mêmes nos outils, et nous recevons parfois l’aide d’amis et de personnes qui disposent de matériel. Nous sommes à la recherche de ceux qui auraient envie de participer à cet effort pour nous permettre de continuer à exister par leurs contributions. Au-delà de la fabrication, la distribution du journal reste difficile, coincée entre la censure acharnée de l’administration pénitentiaire et les contraintes marchandes du réseau officiel de la presse. Un journal est fait pour être lu ; la diffusion de l’Envolée reste déterminante pour notre activité : constituer un outil de réflexion et de résistance contre cette société qui génère de plus en plus de contrôle et d’enfermement."

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