Ici Lili

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Points de vue

Fil des billets

samedi, août 18 2012

[Contre-histoire] Henri Guillemin : Silence aux pauvres ! (1989)

Voici le "résumé didactique de la révolution" intitulé "Silence aux pauvres !" paru en 1989, d'Henri Guillemin, historien attaché à transmettre la vérité des faits, et non l'histoire écrite par les vainqueurs que l'on retrouve dans les manuels d'école.

Henri_Guillemin_Silence_aux_pauvres_1989_n&b.pdf

Etienne Chouard nous en fournit un "graissé, surligné, souligné" sur son site Le plan C :

Henri_Guillemin_Silence_aux_pauvres_1989.pdf




Pour ceux que la contre-histoire intéresse, voici quelques pistes d' archives vidéos d'Henri Guillemin :

http://www.rts.ch/archives/dossiers/henri-guillemin/?integrales=true

lundi, février 13 2012

Lordon et le capitalisme waoow

Ou : le néo-libéralisme expliqué par l'angle alpha(1)

(1)angle alpha = angle qui sépare le désir du salarié du désir de son patron

Voici une émission d@ns le texte très intéressante sur les concepts développés par Frédéric Lordon, dans son livre Capitalisme, désir et servitude - Marx et Spinoza (éditions La Fabrique, 2010), ouvrage qui n'est initialement pas destiné à tout public mais s'adresse originellement à des universitaires. Judith Bernard ne le sachant pas l'a lu, et s'en est apparemment régalé. D'où cette émission qui a le mérite de résumer les idées en question.

Petite présentation du livre :


"Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement."

Frédéric Lordon est un économiste français, directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre de sociologie européenne (CSE). Il est membre de l'association les économistes atterrés. Et collaborateur régulier du journal le Monde diplomatique.
Son site internet : http://www.fredericlordon.fr/




L'émission est proposée par Daniel Schneidermann, animée par Judith Bernard et réalisée par François Rose.
Durée : 1h30.

"Lordon passe par Spinoza, pour tenter de comprendre comment le capitalisme nous aliène, un capitalisme nouveau, à grands coups d'affects positifs et joyeux, à grandes injections de "fun" et de "waoow", (vous ne connaissez pas le capitalisme "waoow" ? Dans l'émission, Lordon évoque un article de The Economist, qui est ici)."

http://www.arretsurimages.net/

mardi, juin 21 2011

[Point de vue] André Gorz, un penseur pour le XXIe siècle

Dans l'émission Là-bas si j'y suis de Daniel Mermet sur France Inter :
Un entretien avec Christophe Fourel, autour d’extraits d’interviews d’André Gorz diffusées dans "A voix nue", sur France culture, entre le 3 et le 8 mars 1991 :
première partie - 9 juin 2011
deuxième partie - 10 juin 2011 .

Ainsi qu'une interview datant de septembre 1990 réalisée par Marian Handwerker en deux parties :

A lire aussi cet article sur Actuchomage.org .

Le temps libéré est une richesse qui a une valeur existentielle...

jeudi, mai 26 2011

[Point de vue] J.-P. Dubois (LDH) : Pour une 6ème République

Pourquoi une rupture avec notre système institutionnel et le passage à une 6ème République sont-ils nécessaires ?
Quels doivent être les objectifs essentiels d'une nouvelle Constitution fondée sur les droits de la personne et le respect de la planète ?

Le deuxième Forum du programme partagé du Front de Gauche qui s'est tenu, jeudi 9 décembre, à Nanterre, dans la salle d'une maison de quartier, a lancé le débat autour de ces questions, en présence de Jean-Luc Mélenchon (PG), Pierre Laurent (PCF) et Christian Picquet (GU). Plusieurs personnalités comme le président de la Ligue des droits de l'homme, Jean-Pierre Dubois, le journaliste Laurent Mauduit (Mediapart) ou le juge Eric Halphen ont bien voulu nous fait part de leurs réflexions et de leurs attentes.

Jean-Pierre Dubois (Président de la Ligue des Droits de l'Homme) : Pour une 6ème République

Voir aussi :
Le juge Halphen : Pour une 6ème République
Jean-Luc Mélenchon : Pour une 6ème République

mardi, mai 24 2011

[Point de vue] Jean-Luc Mélenchon : Pour une 6ème République

Pourquoi une rupture avec notre système institutionnel et le passage à une 6ème République sont-ils nécessaires ?
Quels doivent être les objectifs essentiels d'une nouvelle Constitution fondée sur les droits de la personne et le respect de la planète ?

Le deuxième Forum du Programme partagé du Front de Gauche qui s'est tenu, jeudi 9 décembre, à Nanterre, dans la salle d'une maison de quartier, a lancé le débat autour de ces questions, en présence de Jean-Luc Mélenchon (PG), Pierre Laurent (PCF) et Christian Picquet (GU). Plusieurs personnalités comme le président de la Ligue des droits de l'homme, Jean-Pierre Dubois, le journaliste Laurent Mauduit (Mediapart) ou le juge Eric Halphen ont bien voulu nous fait part de leurs réflexions et de leurs attentes.

Jean-Luc Mélenchon : Pour une 6ème République

Voir aussi :
Le juge Eric Halphen : Pour une 6ème République

dimanche, mai 22 2011

[Point de vue] Manifeste ¡ Democracia real ya ! (Une vraie démocratie maintenant !)

Trouvé sur OWNI ici :

Voici une traduction en français, par le collectif lyonnais Rebellyon, du manifeste du mouvement ¡Democracia Real Ya! A l’initiative de plusieurs organisations sociales, d’associations citoyennes, des manifestations étaient organisées la journée 15 mai dernier sur les places des principales villes espagnoles pour protester contre les méthodes de gestion de la crise du gouvernement Zapatero.

MANIFESTE

“DEMOCRACIA REAL YA ! NO SOMOS MERCANCIA EN LAS MANOS DE LOS POLITICOS Y DE LOS BANQUEROS”
Une vraie démocratie maintenant ! Nous ne sommes pas une marchandise entre les mains des politiques et des banquiers

Nous sommes des per­son­nes ordi­nai­res. Nous sommes comme toi : des gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, pour tra­vailler ou pour cher­cher un boulot, des gens qui ont une famille et des amis. Des gens qui tra­vaillent dur tous les jours pour vivre et donner un futur meilleur à celles et ceux qui les entou­rent.

Parmi nous, cer­tain-e-s se consi­dè­rent plus pro­gres­sis­tes, d’autres plus conser­va­teurs. Quelques un-e-s croyants, d’autres pas du tout. Quelques un-e-s ont des idéo­lo­gies très défi­nies, d’autres se consi­dè­rent apo­li­ti­ques. Mais nous sommes tous très préoc­cupé-e-s et indi­gné-es par la situa­tion poli­ti­que, économique et sociale autour de nous. Par la cor­rup­tion des poli­ti­ciens, entre­pre­neurs, ban­quiers… Par le manque de défense des hommes et femmes de la rue.

Cette situa­tion nous fait du mal quo­ti­dien­ne­ment ; mais, tous ensem­ble, nous pou­vons la ren­ver­ser. Le moment est venu de nous mettre au tra­vail, le moment de bâtir entre nous tous une société meilleure.

Dans ce but, nous sou­te­nons fer­me­ment les affir­ma­tions sui­van­tes :

L’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, le bien-être et le bonheur des personnes doivent être les priorités de chaque société avancée.

Des droits basiques doivent être garantis au sein de ces sociétés : le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation, au libre développement personnel et le droit à la consommation des biens nécessaires pour une vie saine et heureuse.

Le fonctionnement actuel de notre système politique et gouvernemental ne répond pas à ces priorités et il devient un obstacle au progrès de l’humanité.

La démocratie part du peuple (demos = peuple et cracia = gouvernement), par conséquent le gouvernement doit être le peuple. Cependant, dans ce pays, la majorité de la classe politique ne nous écoute même pas. Ses fonctions devraient être de porter nos voix jusqu’aux institutions, en facilitant la participation politique des citoyens grâce à des voies de démocratie directe et aussi, de procurer le plus de bienfaits possibles à la majorité de la société. Et non pas, celles de s’enrichir et de prospérer à nos dépens, en suivant les ordres des pouvoirs économiques et en s’accrochant au pouvoir grâce à une dictature partitocratique menée par les sigles inamovibles du PPSOE (Contraction de PP et PSOE : le PP, Partido Popular est le principal parti de droite, le PSOE est le principal parti de gauche) .

La soif de pouvoir et son accumulation entre les mains de quelques-uns créent inégalités, crispations et injustices, ce qui mène à la violence, que nous refusons. Le modèle économique en vigueur, obsolète et antinaturel, coince le système social dans une spirale, qui se consomme par elle-même, enrichissant une minorité -le reste tombant dans la pauvreté. Jusqu’au malaise.

La volonté et le but du système sont l’accumulation d’argent, tout en la plaçant au-dessus de l’efficience et le bien-être de la société ; gaspillant nos ressources, détruisant la planète, générant du chômage et des consommateurs malheureux.

Nous, citoyens, faisons partie de l’engrenage d’une machine destinée à enrichir cette minorité qui ne connait même pas nos besoins. Nous sommes anonymes, mais, sans nous, rien de cela n’existerait, car nous faisons bouger le monde.

Si, en tant que société nous apprenons à ne pas confier notre avenir à une rentabilité économique abstraite qui ne tourne jamais à notre avantage, nous pourrons éliminer les abus et les carences que nous subissons tous.

Nous avons besoin d’une révolution éthique. On a placé l’argent au-dessus de l’Être Humain, alors qu’il faut le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, pas des produits du marché. Je ne suis pas que ce que j’achète, pourquoi je l’achète ou à qui je l’achète. A la vue de cela, je suis indi­gné/e.

Je crois que je peux chan­ger les choses.

Je crois que je peux aider.

Je sais que, tous ensem­ble, nous le pouvons.

Sors avec nous. C’est ton droit.


*******

Publié initialement sur le site de Democracia Real Ya

Traduit par le collectif Rebellyon.info

Traduction additionnelle : Ophelia Noor

samedi, mai 21 2011

[Point de vue] Eric Halphen : Pour une 6ème République

Pourquoi une rupture avec notre système institutionnel et le passage à une 6ème République sont-ils nécessaires ?
Quels doivent être les objectifs essentiels d'une nouvelle Constitution fondée sur les droits de la personne et le respect de la planète ?

Le deuxième Forum du Programme partagé du Front de Gauche qui s'est tenu, jeudi 9 décembre, à Nanterre, dans la salle d'une maison de quartier, a lancé le débat autour de ces questions, en présence de Jean-Luc Mélenchon (PG), Pierre Laurent (PCF) et Christian Picquet (GU). Plusieurs personnalités comme le président de la Ligue des droits de l'homme, Jean-Pierre Dubois, le journaliste Laurent Mauduit (Mediapart) ou le juge Eric Halphen ont bien voulu nous fait part de leurs réflexions et de leurs attentes.

Le juge Eric Halphen : Pour une 6ème République

dimanche, avril 24 2011

[Point de vue] LQR la propagande du quotidien

Entretien lors d'une émission "Là-bas si j'y suis" animée par Daniel Mermet, avec Eric Hazan, éditeur et écrivain, autour de son livre « LQR la propagande du quotidien » publié en 2006 aux éditions Raisons d’agir, .

Il s'agit de la « LQR » comme « Lingua Quintae Respublicae », cette langue qui chaque jour efface les résistances, les différences, les opinions et travaille à la domestication des esprits, à la fabrication du consentement.

Eric Hazan, qui dirige La Fabrique éditions, ouvre les entrailles de cette machine et nous aide à éveiller notre conscience pour "re faire mouvement", faire surgir du "dissensus".

http://www.dailymotion.com/video/xf3rs0_lqr-la-propagande-du-quotidien-1-su_news

http://www.dailymotion.com/video/xf3m7h_lqr-la-propagande-du-quotidien-2-su_news

http://www.dailymotion.com/video/xf3ltv_lqr-la-propagande-du-quotidien-3-su_news

http://www.dailymotion.com/video/xf3kwr_lqr-la-propagande-du-quotidien-4-su_news

lqr.jpgDe modernité à gouvernance en passant par transparence, réforme, crise, croissance ou diversité : la Lingua Quintae Respublicae travaille chaque jour dans les journaux, les supermarchés, les transports en commun, les « 20 heures » des grandes chaînes, à la domestication des esprits. Comme par imprégnation lente, la langue du néolibéralisme s’installe : plus elle est parlée, et plus ce qu’elle promeut se produit dans la réalité. Créée et diffusée par les publicitaires et les économistes, reprise par les politiciens, la LQR est devenue l’une des armes les plus efficaces du maintien de l’ordre.

Le livre d'Eric Hazan décode les tours et les détours de cette langue omniprésente, décrypte ses euphémismes, ses façons d’essorer les mots jusqu’à ce qu’ils en perdent leur sens, son exploitation des « valeurs universelles » et de la « lutte antiterroriste ».

Désormais, il n’y a plus de pauvres mais des gens de condition modeste, plus d’exploités mais des exclus, plus de classes mais des couches sociales. C’est ainsi que la LQR substitue aux mots de l’émancipation et de la subversion ceux de la conformité et de la soumission.

vendredi, avril 22 2011

[Point de vue] Le revenu d'existence, entretien avec Yoland Bresson

Entretien proposé par actuchomage.org avec Yoland Bresson, Professeur Emérite d’économie de L’Université Paris XII, Ancien Doyen de Faculté, Président de l'A.I.R.E (Association pour l'Instauration d'un Revenu d'Existence), datant de mars 2011.

http://www.dailymotion.com/video/xhqrwi_1-2-revenu-d-existence-de-yoland-bresson-pour-une-nouvelle-distribution-des-richesses_news

http://www.dailymotion.com/video/xhrkjz_2-2-revenu-d-existence-de-yoland-bresson-pour-une-nouvelle-distribution-des-richesses_news

"Le revenu citoyen de Dominique de Villepin, c'est un piège!"

http://www.dailymotion.com/video/xhlhqu_le-revenu-citoyen-de-d-de-villepin-c-est-un-piege_news

Ici l'article sur le site d'Actuchomage.org.

Ici à télécharger le texte condensé vérifié par l'auteur, du livre Une clémente économie "au delà du revenu d'existence" de Yoland Bresson.

Afin de sensibiliser le monde politique au versement d'un revenu inconditionnel ou revenu d'existence : signez l'appel pour le revenu de vie!

A.I.R.E : http://www.revenudexistence.org/

samedi, avril 9 2011

[Point de vue] Le revenu universel, entretien avec Corinne Morel Darleux

Corinne Morel Darleux, Secrétaire nationale du Parti de Gauche, nous explique le revenu universel (ou revenu inconditionnel d'existence ou revenu garanti ...) sur son blog avec un article intitulé Le revenu universel en débat et deux vidéos :

http://www.dailymotion.com/video/xgno13_le-revenu-universel-selon-c-morel-darleux-1-2_news#from=embed

http://www.dailymotion.com/video/xgnmym_pg-le-revenu-universel-selon-c-morel-darleux-2-2_news#from=embed